Fête des mamans .
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Il y a longtemps que je ne peux plus souhaiter « bonne fête « à ma maman. Elle est maintenant partie pour la patrie céleste.
Je pense avec nostalgie au temps où je pouvais préparer cette journée que je voulais spéciale et marquante pour elle. C’était rarement une belle journée car la vie qui l’avait meurtrie si cruellement qu’il lui était impossible d’exprimer un quelconque sentiment. Elle refusait le bonheur et s’interdisait le bonheur, le rire, le sourire. Mais je savais qu’au fond d’elle-même elle était reconnaissante.
Aujourd’hui, je pense surtout à tous ces enfants, petits ou grands, de part le monde, qui pour des raisons diverses n’ont pas (ou plus) de maman. Eux, ne pourront jamais dire « bonne fête maman » ! Combien cela m’attriste !
Il y a ceux qui ne l’ont jamais connue, et qui toute leur vie chercheront dans le regard de toutes les femmes celle qui leur ressemble.
Il y a ceux à qui la maman a été arrachée, là aussi pour diverses raisons, et qui se sentent déchirés en eux-mêmes. Qui va les aider à reconstruire leur vie ?
Il y a ceux, que l’on transplante, et que l’on place dans d’autres foyers. Trouveront-ils là, les sentiments maternels ?
Tout enfant a besoin, cruellement besoin, de la main rassurante d’une tendre maman qui les caresse et les console. Ils attendent toujours d’être reliés à cette fibre à nulle autre pareille.
On ne peut apporter tout le bonheur à tous les enfants du monde, bien sûr, mais, aujourd’hui les visages multiples de ces bambins de tous horizons, font dans ma tête une farandole sans espérance.
Je sais de quoi je parle, moi qui ai adopté trois enfants ! Une bien belle expérience, difficile, mais pleine de promesses.
Adeline