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 La musique

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Josy
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MessageSujet: La musique   Dim 21 Juin - 5:16

Bien-aimés,
La "musique". Cet art, presque aussi ancien que le monde, et qui doit survivre au monde, cet art magique dont la puissance se fait sentir pour le mal comme pour le bien, qui élève les âmes vers l’Éternel, et qui souvent divinise la matière et favorise tant de désordres, qui souffle la guerre, qui inspire la volupté, qui, tour à tour, calme les douleurs ou arrache des larmes aux cœurs joyeux... bienfaisant et malfaisant, religieux ou impie, cet art, connu des anciens Hébreux, et maintenant encore cultivé avec tant de succès par leurs descendants, depuis Asaph jusqu’à Mendelssohn, a été connu dès avant les jours du déluge ........ Jubal, dont le nom rappelle la joie et les jubilations, fut le premier qui découvrit ou qui inventa les sons éclatants des instruments de cuivre. Ainsi, la Bible donne à la musique une place importante dans les activités humaines, au même titre que l’agriculture et l’artisanat.
La musique a joué un grand rôle dans la vie du peuple de Dieu. Elle tenait une place importante aussi bien dans la vie quotidienne que dans la vie religieuse personnelle et collective. David a joué un rôle de premier plan pour le développement de la musique sous l’ancienne alliance grâce aux quatre talents que Dieu lui avait accordés : le don de chanter, de composer des poèmes, d’inventer des instruments de musique et d’organiser le chant, les chœurs et leur accompagnement dans le sanctuaire... (Bost et Emmaus NDB)

Chantez la gloire de son nom, Célébrez sa gloire par vos louanges ! {Psaume 66:2}

Il ne nous appartient pas de choisir si nous devons louer Dieu ou non. La louange est le droit le plus juste de Dieu, et chaque chrétien est le bénéficiaire de sa grâce, il est engagé à louer Dieu jour après jour. Il est vrai que nous n’avons aucun passage de référence pour la louange quotidienne ; il n’y a aucun commandement prescrivant certaines heures pour le chant et l’action de grâce ; mais la loi écrite dans le cœur nous enseigne qu’il est juste de louer Dieu ; et les instructions non écrites viennent à nous avec autant de force que si elles avaient été gravées sur les tables de pierre, ou transmises depuis le sommet du Sinaï tonitruant. Oui, c’est le « devoir » du chrétien de louer Dieu.

Ce n’est pas seulement un exercice plaisant, mais c’est l’obligation absolue de sa vie. Ne pense pas, toi qui pleure tout le temps, que tu es innocent à cet égard, ou n’imagine pas que tu peux accomplir ton droit envers ton Dieu sans chants de louanges. Tu es lié par les liens de son amour, pour bénir son nom aussi longtemps que tu vivras, et ta louange devrait être continuellement dans ta bouche, car tu es béni afin que tu puisses le bénir. « Le peuple que je me suis formé publiera mes louanges ». Et si tu ne loues pas Dieu tu ne produiras pas le fruit, que lui en tant que Divin époux, est en droit d’attendre de tes mains. Ne laisse pas ta harpe suspendue aux saules mais enlève-la, et efforce-toi, avec un cœur reconnaissant de produire sa musique la plus puissante. Élève et psalmodie ses louanges. Avec l’aurore élève tes notes d’action de grâce, et que chaque coucher de soleil soit suivi de ton chant. Remplis la terre de tes louanges ; enveloppe-la d’une atmosphère de mélodie, et Dieu lui-même écoutera des cieux et agréera ta musique.

Cependant je t’aime et je t’aimerai,
Et ta louange je chanterai,
Car tu es mon Dieu qui m’aime
Et mon roi qui me rachète. Ch. Spurgeon

[center]

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Josy

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Josy
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MessageSujet: Viens, mon âme, voici la musique qui te convient parfaitement,   Dim 21 Juin - 17:08



Et je serai leur Dieu. {Jérémie 31:33}

Chrétien ! Voici tout ce que tu peux exiger. Afin d’être heureux, tu demandes quelque chose qui puisse te satisfaire ; et ce n’est pas suffisant ? Si tu peux verser cette promesse dans ta coupe, ne peux-tu dire comme David : « Ma coupe déborde ; je possède plus que ce que mon cœur ne peut désirer » ? Quand ceci s’accompli, « Je suis ton Dieu, » ne possèdes-tu pas toutes choses ? Le désir est insatiable comme la mort, mais Celui qui rempli tout en tout peut le remplir.

La capacité de nos désirs, qui peut la mesurer ? En fait, la richesse incommensurable de Dieu peut plus que ce débordement. Je te demande : N’es-tu pas comblé lorsque Dieu est tien ? Ne désires-tu pas Dieu ? Est-ce que sa toute suffisance ne peut te satisfaire alors que tout échoue ? Mais tu désires plus qu’une tranquille satisfaction ; tu désires un ravissement. Viens, mon âme, voici la musique qui te convient parfaitement, au ciel, car Dieu est le Créateur du Ciel. Aucune musique venant d’instruments agréables, ou de cordes vibrantes, ne peut présenter une telle mélodie telle cette promesse agréable : je serai leur Dieu. Voici une mer profonde de béatitude, un océan de plaisir ; viens, lave ton esprit en Lui ; nage un temps, et tu ne découvriras aucun rivage ; plonge pendant l’éternité, et tu ne découvriras pas le fond.

« Et je serai leur Dieu ». Si ceci ne rend pas tes yeux étincelants, et ton cœur rempli de béatitudes, alors assurément ton âme n’est pas dans un état bien portant. Seulement tu désires plus que les plaisirs actuels et tu recherches quelque chose à propos de la recherche de l’espoir ; et, que peux-tu espérer de plus que l’accomplissement de cette importante promesse, « Je serai leur Dieu ?. » C’est la pièce maîtresse de toutes les promesses ; son ravissement nous donne un avant goût du ciel ici bas, et nous préparera le ciel là haut. Demeure dans la lumière de ton Seigneur, et laisse ton âme se ravir toujours avec son amour. Ote la moelle et l’embonpoint en qui tu cèdes. Abandonne tes privilèges, et réjouis toi avec cette ineffable joie. Ch. Spurgeon


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MessageSujet: La musique peut jouer un rôle dans notre vie spirituelle   Lun 22 Juin - 7:44

"Maintenant, amenez-moi un joueur de harpe. Et comme le joueur de harpe jouait, la main de l'Éternel fut sur Élisée. Et il dit : Ainsi parle l'Éternel…" 2 Rois 3.15-16

Pourquoi la musique joue-t-elle un rôle si important dans notre vie ? Il y a de plus en plus d’indications attestant que la musique possède des vertus émotionnelles, physiques, physiologiques, mentales et même spirituelles. Cependant, la musique peut être un outil aussi bien maléfique que bénéfique.
Par exemple, une étude menée par la "Rand Corporation" rapporta que l’écoute d’un certain type de musique encourage les adolescents à avoir des rapports sexuels avant le mariage, ou à essayer des drogues. La musique peut également provoquer la violence et pousser à des activités démoniaques. Cependant, selon une étude récente de l’université d’Oxford, une musique "appropriée" peut "soulager du stress" et améliorer l’état de santé d’un individu.

La musique peut jouer un rôle dans notre vie spirituelle. Considérez le cas d’Élisée. Il lui avait été demandé d’apporter une parole de la part de Dieu. Il sollicita qu’on lui amène un musicien et, dès qu’il commença à jouer de la harpe, "la main de l'Éternel fut sur Élisée".

Nous voyons un autre impact de la musique dans l’effet apaisant qu’elle eut sur l’âme torturée de Saül : "Et lorsque l'esprit de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et jouait de sa main; Saül respirait alors plus à l'aise et se trouvait soulagé, et le mauvais esprit se retirait de lui" (1 Samuel 16.23).

Aujourd’hui, rappelez-vous que Dieu vous a donné le don de la musique. Mais la musique n’est pas uniquement destinée au divertissement ou aux loisirs. Permettez à Dieu de l’utiliser pour calmer votre esprit, pour vous inspirer et vous rapprocher de lui. Cherchez les moyens par lesquels la musique contribuera à créer un environnement dans lequel Dieu pourra vous parler, et élevez votre voix en louanges et en adoration, vous entretenant "par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur" (Éphésiens 5.19).

Une prière pour aujourd’hui
Père, je te loue et je t’adore. Avec ma voix, j’élève ton nom de tout mon cœur. Tu es digne de louanges ! Aide-moi à utiliser la musique pour me rapprocher de toi. Au nom de Jésus. Amen. John Roos

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MessageSujet: Re: La musique   Lun 22 Juin - 17:34

La musique combat la dépression


La plupart des gens n'ont pas pleinement conscience de l'influence que la musique exerce sur le psychisme.
Elle est capable de vivifier, d'élever les sentiments.
Elle peut aussi déprimer et quelques fois agacer.
Elle peut créer des états d'âme, les entretenir ou les dissiper.

Tout comme un médicament ou une drogue, elle est capable de modifier nos émotions à l'insu de notre esprit.

1 Samuel 10:5 Après cela, tu arriveras à Guibea-Élohim, où se trouve une garnison de Philistins. En entrant dans la ville, tu rencontreras une troupe de prophètes descendant du haut lieu, précédés du luth, du tambourin, de la flûte et de la harpe, et prophétisant eux-mêmes.

1 Samuel 16:23 Et lorsque l'esprit de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et jouait de sa main; Saül respirait alors plus à l'aise et se trouvait soulagé, et le mauvais esprit se retirait de lui.

1 Samuel 18:10 Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, et Saül avait sa lance à la main.

2 Rois 3:15 Maintenant, amenez-moi un joueur de harpe. Et comme le joueur de harpe jouait, la main de l'Éternel fut sur Élisée.

1 Chroniques 25:2-3 Des fils d'Asaph: Zachur, Joseph, Nethania et Aschareéla, fils d'Asaph, sous la direction d'Asaph qui prophétisait suivant les ordres du roi. De Jeduthun, les fils de Jeduthun: Guedalia, Tseri, Ésaïe, Haschabia, Matthithia et Schimeï, six, sous la direction de leur père Jeduthun qui prophétisait avec la harpe pour louer et célébrer l'Éternel.

2 Chroniques 23:13 Elle regarda. Et voici, le roi se tenait sur son estrade à l'entrée; les chefs et les trompettes étaient près du roi; tout le peuple du pays était dans la joie, et l'on sonnait des trompettes, et les chantres avec les instruments de musique dirigeaient les chants de louanges.

Ephésiens 5:18-19 Ne vous enivrez pas de vin: c'est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l'Esprit; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre coeur les louanges du Seigneur

Colossiens 3:16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l'inspiration de la grâce.

Tous ces textes montrent que la musique crée un état favorable à l'inspiration prophétique.

Le temps des chants semblent donc être le moment le plus probable pour des inspirations prophétiques dans l'assemblée. Espérons seulement que les prophètes soient pris plus au sérieux que ne l'a été Ézéchiel:
Ezékiel 33:32 Voici, tu es pour eux comme un chanteur agréable, possédant une belle voix, et habile dans la musique. Ils écoutent tes paroles, mais ils ne les mettent point en pratique. Lahaye, Tim - Comment vaincre la dépression

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MessageSujet: Chanter   Mar 23 Juin - 7:42

Que la parole du Christ habite en vous richement, en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos coeurs à Dieu dans un esprit de grâce. Colossiens 3:16

CHANTER

Tout notre être est engagé dans le chant individuel: le corps par la voix, l’âme par la musique, l’esprit par les paroles. Le chant en groupe ajoute une dimension supplémentaire: la joie d’être à l’unisson. On peut bien dire que le chant est un merveilleux cadeau de notre Créateur donné pour que nous lui exprimions nos sentiments de reconnaissance et de louange.
De tout temps, le chant a été un moyen d’expression pour les fidèles, depuis le cantique de la délivrance du peuple d’Israël {Exode 15} en passant par le cantique d’Anne {1Samuel 2} et les psaumes de David. Avant la diffusion de la parole écrite, c’était aussi un excellent moyen de mémorisation des vérités divines.

Les psaumes expriment nos sentiments les plus divers joie, doute, foi, tristesse, à l’occasion des circonstances que nous traversons.

Les cantiques spirituels rappellent les vérités de la Parole comme celles du retour du Seigneur, de la certitude des promesses de Dieu, de l’efficace de l’oeuvre du Seigneur mort pour le salut des pécheurs.

Les hymnes s’adressent directement à Dieu, au Père ou au Fils pour l’adoration, la louange ou la reconnaissance comme celui tiré d’Apocalypse 1:5, 6.

Souvenons-nous aussi que le chant est un bon moyen de détourner nos pensées de sujets affligeants ou tout simplement sans intérêt. Il y a longtemps un croyant disait à peu près ceci: ‘Chanter un cantique chasse le diable’.

Appliquons-nous à cultiver la pratique du chant individuellement, en famille -cela n’est souvent pas facile-, et entre frères et soeurs. Faisons-le ‘de notre coeur’ et pas seulement des lèvres. Plaire au Seigneur


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MessageSujet: Le chrétien et la musique   Mar 23 Juin - 15:06

Le chrétien et la musique

Dieu, dans sa grâce souveraine et son infinie prodigalité, a pourvu l’homme d’une panoplie de moyens d’expression, de stimuli de sa sensation, de son émotion, dont la musique demeure l’un des privilégiés.

Vocale, rudimentaire et individuelle -du domaine privé- ou instrumentale, très technologisée, support d’un texte, d’un spectacle, d’images ou valable pour elle-même ; imposée, subie, perçue à notre insu, ou au contraire désirée, produite ou consommée, la musique exerce aujourd’hui encore sur notre intellect, nos sens et, finalement, tout notre être, une action spécifique, intense, quelquefois durable, et de toute façon non négligeable.

Jamais auparavant dans l’histoire, l’homme n’avait domestiqué le son et ne s’était de la sorte approprié les musiques du monde et ce, grâce à des outils technologiques encore inimaginables il y a un siècle.

Avec Internet, le téléphone mobile, le lecteur MP3…, le monde musical d’aujourd’hui et d’hier (grâce aux travaux d’exhumation et de reconstitution des pratiques d’antan) est à la portée, pour ainsi dire instantanément, de tous.
La musique actuelle jouit de potentialités techniques, d’un champ de possibles vertigineux qu’il s’avère donc nécessaire d’aborder avec une certaine réflexion distanciée.
« Ma musique » m’affirme, me raconte, m’intègre, me distingue

Tout d’abord, il nous faut insister sur la composante culturelle, la portée de sociabilité structurante que revêt la pratique musicale quotidienne de tout un chacun.
Nos choix musicaux, l’écoute préférentielle de tel programme sur telle radio ou telle émission musicale de télévision, par exemple, l’élaboration de notre discothèque, son recours plus ou moins régulier, la fréquentation des concerts, tout cela traduit non seulement nos goûts, mais toute notre histoire sociale, familiale, ecclésiale, spirituelle, voire professionnelle : le tronc commun de l’éducation, l’héritage musical transmis par les parents, les grands-parents, oncles, tantes, cousins…, les camarades de classe, fratries estudiantines, cercles d’amis…, le conjoint, même les enfants, les petits-enfants grandissant ; les objets admis dans la communauté de valeurs référentielles que l’on partage avec ces différents cercles de connivence culturelle, les productions artistiques distinguées parmi toutes, celles auxquelles nous tenons tout particulièrement parce qu’elles se sont révélées comme dans une illumination de notre entendement sensible ; enfin, les œuvres ou productions musicales accueillies et élevées au sein du panthéon personnel, par provocation, transgression ou débordement du goût commun, qui constituent autant de points de cristallisation de la volonté de distinction qui pousse chacun à sortir ou à élargir le cadre proposé par les filiations plus ou moins consenties.
En faveur d’une hygiène de vie… musicale
Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. (1 Co 6.12).

Combien l’affirmation de l’Apôtre peut faire l’objet de notre méditation et de son application à notre vie. Or, si l’on n’y prend garde, l’intrusion latente des médias dans notre quotidien (radio, télévision, recours constant au balladeur pour une grande partie de la jeunesse -alors comme sous « perfusion » sonore) peut exercer sur nous une pression permanente de consommation musicale, un habitus d’écoute semi-consciente qui envahit nos activités de loisir, et même de travail (du moins pour certains types de professions), peuplant notre activité cérébrale de bribes mélodico-rythmiques, court-circuitant nos idées…, parasitant notre prière.

D’ailleurs, la notion même de rythme (le rythme correspondant en fait à une réalité humaine bien plus vaste et diversifiée que ce que l’acception sous-entend généralement ; une pièce musicale communément reconnue comme « rythmée » n’est souvent que martelée par une empreinte rythmique très répétitive…), sa puissance intrinsèque et sa très forte action psycho-physiologique sur le comportement humain, individuel et collectif (souvent au détriment de l’attention portée au texte), d’une part ; l’influence de l’insinuation en nous des paroles chantées, la trace laissée par les chaînes de mots soutenues par la mélodie, d’autre part, feraient l’objet d’analyses dont l’ampleur déborde considérablement le cadre imparti à cette bien modeste contribution.

La question de l’humeur induite par l’écoute de la musique « pure » ou indépendante de tout texte, est si vaste et s’appuie sur une conjonction de facteurs si variés interagissant subtilement entre eux, que nous ne l’aborderons pas ici, sinon en rappelant qu’une introspection (pas toujours évidente à mener à bien) peut révéler s’il y a bienfait ou, au contraire, retentissement néfaste de telle musique à tel moment de notre vie spirituelle… A la suite de l’audition musicale, ce questionnement peut m’aider à en déterminer l’influence: suis-je ému, « entamé », ragaillardi, rasséréné, consolé, plus joyeux, ou bien nostalgique, languissant, « dés-espéré », etc.
Le risque du « trop plein » (notamment sonore, musical) fait partie de la réalité de notre existence elle-même trop ou mal « remplie » et est à prendre en considération. A nous, disciples du Seigneur soucieux de maîtriser toujours mieux avec son aide les éléments qui nous incombent, à nous donc de rejeter délibérément le carcan que nous nous laisserions si facilement imposer par l’habitude des gestes quotidiens, par une attitude finalement résignée, passive, fataliste, qui réduirait notre vie, pour partie, à une succession d’actes par négligence obligés, loin de la richesse de la vie spirituelle intense et variée que le Seigneur veut nous faire et nous voir vivre.

Pour la plupart d’entre nous, des expressions musicales extrêmes, tel le hard rock, le punk ou, plus actuelle, la musique techno génèrent des signaux négatifs, répulsifs, qui nous maintiennent au seuil de leur univers propre, peu engageant : trop bruyant, trop hargneux, trop arrogant, trop différent, trop inhumain… Mais des attaches plus subtiles, des liens plus intimes jouant de ressorts notamment affectifs, sont à passer au crible de notre discernement.

Je suis plus libre que je ne le vis : la musique de fond –chrétienne ou pas–, vous savez, l’omniprésente, qui finit par être une coutume incontournable, n’est pas aussi indispensable que je le pense ; la façon qu’a le rap de prendre en bouche le texte, l’attitude et la gestique qui accompagnent le discours codifié (pour les initiés auxquels je suis heureux, au moins partiellement et momentanément, d’appartenir), et, avant tout, la prépondérance rythmique absolue qui évacue tout un pan expressif incompatible, n’est pas, loin s’en faut, la seule manière d’être au monde musicalement, à l’exclusion de toutes les autres ; la fascination audio-visuelle pour les clips –qui charrient hélas si souvent un flot d’images lascives, de sous-entendus trompeurs, de connivences malsaines- dont je peux être le spectateur plus ou moins assidu, ne représente guère un rendez-vous à ne pas manquer ; mon amour pour l’Opéra,la magnificence des voix, le pathos déployé au fil des actes, le fatum qui dirige fréquemment la trame des livrets, bref ce monde parallèle dans lequel le flot d’émotions paroxystiques coule abondamment, n’est pas nécessairement l’exutoire aux difficultés – ou à la platitude…- du monde réel…
Il est beau de chanter en l’honneur de Ton nom…

La « musique chrétienne » –c’est-à-dire celle à qui nous reconnaissons (a priori ou a posteriori) un degré de familiarité assez poussé avec notre intimité spirituelle et l’expression de notre foi– familière, celle-là même avec qui j’entretiens une relation encore plus intime et peut-être plus fréquente –comme une part de moi-même ou une extension de moi–, dont j’use sans modération puisque son label l’affranchit tout naturellement à mes yeux des soupçons pesant éventuellement sur le reste de la musique, quels reflets de la nature divine renvoie-t-elle ? De quelle envergure spirituelle se fait-elle l’écho dans mon cœur ? Quelle image de Dieu et de ma relation au Père projette-t-elle, jour après jour, en moi ? Par ailleurs, quelle est la part du silence dans nos vies ? Silence recueilli, silence tranquille, silence de la réflexion, de la prière, de l’écoute attentive ?

Plus généralement, j’en appelle à une remise en question de notre attitude de consommation musicale, insistant sur les bienfaits d’une pratique plus personnelle et plus productive de la louange, par exemple par la mise en chant spontanée des textes bibliques ou des paroles de louange qui nous viennent à la bouche.

Cette cantillation personnelle, que notre culture chrétienne peut avoir évacuée, est un moyen simple et naturel de s’approprier paroles bibliques et chant, de les mélanger au gré de notre inspiration pour en former une louange immédiate à offrir au Seigneur dans l’intimité. Gageons que cette pratique improvisatoire qui nous est quelque peu éloignée débouche sur une meilleure appropriation du texte. J’y vois au moins deux avantages : une expression personnelle chantée plus libre et la prise de conscience de la difficulté de l’exercice, pour apprécier plus finement (et moins subir) les chants proposés dans le cadre ecclésial…

Tous ces points méritent, ce me semble, un temps de réflexion, une analyse éclairée d’en haut, en vue d’une amélioration délibérée de notre qualité de vie au profit d’une écoute spirituelle mûrie, plus consciente et volontairement investie, dans laquelle la musique prendra une place de choix, en connaissance de cause.

Un mot, pour conclure, sur l’exercice du discernement –à tous les niveaux- dans la pratique musicale, au sens large. La musique, sous toutes ses formes, ne doit pas prendre la première place dans notre vie, ni même dans notre louange au Seigneur, cela évoqué lapidairement, mais qui peut entraîner une réévaluation de l’ensemble de notre hymnodie et de notre attitude, à l’aune de cette exigence qui ne va pas de soi. Elle ne doit pas non plus prendre la place de la Parole, dont elle demeure en fin de compte la servante dévouée, ni même l’utiliser, la déformer, la tordre pour la rendre peu ou prou adéquate à une forme musicale prédéterminée. Ceci dit pour (nous) les auteurs ou adaptateurs de chants... Tout un chacun doit donc exercer son discernement dans le choix qu’il est amené à faire à tous les niveaux : élaboration, pratique, écoute.

Que le Saint Esprit du Seigneur de l’Univers, notre Dieu infiniment élevé, nous guide dans nos choix musicaux quotidiens, à la maison, au travail, pendant nos loisirs, à l’Eglise… ; que l’exercice de notre liberté ne soit pas in fine un asservissement, mais qu’il nous conduise à une vie spirituelle pleine, intense, mais aussi plus joyeuse, plus reconnaissante, notamment grâce à la mise en œuvre de notre salut par une louange renouvelée. Source : Construire Ensemble Stéphan Patin


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MessageSujet: Apprends-toi à pratiquer l’alléluia éternel   Mer 24 Juin - 7:39

Ce sont là les chantres,... exempts des autres fonctions parce qu’ils étaient à l’œuvre jour et nuit. {1Chronique 9:33}

« Et ce sont là les chantres... ils étaient à l’œuvre jour et nuit » tel était l’ordre dans le temple : le chant sacré ne doit point cesser. En permanence les chantres louaient le Seigneur, dont la miséricorde dure à toujours. De même que la miséricorde ne cessait point de régner, que ce soit de jour ou de nuit, ainsi la musique ne faisait jamais taire son saint ministère. Mon cœur, il y a pour toi une leçon tendrement enseignée en l’incessant chant du temple de Sion, toi tu es un débiteur permanent, et considère-le, pour que la gratitude, comme l’amour ne défaillent jamais.

La louange de Dieu est constante au Ciel, qui doit être ta demeure finale, apprends-toi à pratiquer l’alléluia éternel. Tout autour de la terre, comme le soleil répand sa lumière, ses rayons éveillent la reconnaissance de croyants à accorder leur hymne matinal. Ainsi par le sacerdoce des saints une louange perpétuelle est entretenue à toute heure, ils enveloppent notre globe dans un manteau d’actions de grâce et le ceignent d’une ceinture d’or de cantiques. Le Seigneur mérite toujours d’être loué pour ce qu’il est pour lui même, pour ses œuvres de la création et de providence, pour sa bonté à l’égard de ses créatures, et spécialement pour l’acte suprême de rédemption, et toutes les merveilleuses bénédictions qui en découlent.

C’est toujours bénéfique de louer le Seigneur ; cela égaie le jour, et éclaire la nuit ; allège la lassitude du labeur et adoucit le chagrin, la douleur, et sur la joie terrestre elle déverse un rayonnement sanctifiant qui rend cette joie moins à même de nous aveugler de ses éclats. N’avons-nous pas quelque chose à chanter dans cette optique en ce moment ?

Ne pouvons-nous pas composer un chant en dehors de nos joies présentes, ou nos délivrances passées, ou nos espérances futures ? La terre produit ses fruits d’été, le foin est engrangé, le grain doré appelle la faucille, et le soleil s’attarde à briller sur une terre fructueuse, abrège les intervalles d’ombre pour que nous puissions prolonger les heures d’adoration.

Par l’amour de Jésus, tendons à hâter le jour avec un psaume de joie sanctifié. Ch. Spurgeon


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MessageSujet: La musique perspective biblique   Mer 24 Juin - 16:03

La musique, perspectives bibliques

Qui veut bien interpréter une partition musicale doit apprendre à tenir compte non seulement des notes mais aussi des silences. Ces temps morts que le musicien novice ou inattentif tend à négliger ont aussi leur importance pour donner à l’œuvre son caractère. La notation musicale le confirme en donnant à chaque silence une durée propre correspondant à celle des notes : pause, demi-pause, silence, soupir, etc.

Des silences
En matière de musique, la « partition » biblique se signale par de surprenants silences. Absence de toute disposition musicale dans la loi du Sinaï qui établit avec pourtant force détails les règles de la vie civile et cultuelle d’Israël, les chants ou la musique ne sont prévus ni dans le déroulement des fêtes, ni dans les attributions du personnel du culte. Et dans l’Église apostolique, si les chants (mais jamais la musique instrumentale) sont mentionnés ici ou là, les listes de dons spirituels ou de services, que l’on se plait aujourd’hui à parer du nom pompeux de ministères, n’évoquent jamais de don ou de service musical.
Ces silences, qui tiennent plus de la grande pause que du quart de soupir, sont d’autant plus significatifs que la musique est loin d’être absente de la Bible. Dès le début de la Genèse résonnent les premiers cordes et vents inventés par les descendants de Caïn (Gn 4.21) et les derniers chapitres de l’Apocalypse vibrent encore des cantiques des rachetés au son des lyres de Dieu (Ap 15.2). En plein milieu de la Bible, le personnage central de David, dont les talents musicaux se conjuguent à bien d’autres qualités remarquables, donne à la musique ses lettres de noblesse en introduisant dans le culte une part vocale et instrumentale importante, de qualité professionnelle, et en composant lui-même un ensemble de cantiques qui constitueront le noyau du livre des Psaumes.

Des nuances
Notes et silences composent ainsi une sorte de symphonie biblique. Ouverture pianissimo, voire un peu trouble et indécise, avec la mention des premiers maîtres luthiers de la lignée maudite. Puis se font entendre quelques refrains joyeux, parfois accompagnés de danses, qui célèbrent la traversée de la mer Rouge (Ex 15) ou la victoire sur l’oppresseur cananéen (Jg 5). Mais ces notes gaies ne parviennent pas à dissiper totalement le trouble initial, il resurgit lorsqu’on voit la même couleur musicale concourir au péché du veau d’or (Ex 32).
Avec David l’œuvre gagne en ampleur et en intensité. Adagio apaisant du jeune prodige qui sait si bien calmer la fureur du roi malade. Allegro, presto, prestissimo du roi exalté qui danse de toute sa force devant le coffre sacré, oubliant son rang et quelques convenances. Mais là encore on ne pourra manquer le contrepoint des expériences contrastées de Saül aussi bien avec les prophètes musiciens (1 Sam 10.5 ; 1 Sam 19.25) qu’avec son jeune « musicothérapeute » (1 Sam 16.23 ; 1 Sam 8.10-11), et la vulgaire scène de ménage qui oppose le roi danseur à son épouse indignée au soir de sa mémorable prestation chorégraphique est de nature à tempérer quelque peu l’enthousiasme naturel du public ancien ou contemporain (2 Sam 6.20). Forte maestoso des grands chœurs de Lévites soutenus par un orchestre où ne font défaut ni les cordes ni les vents ni les percussions et qui marqueront solennellement l’inauguration du temple. Du livre des Psaumes, à lui seul toute une symphonie, résonnent les accents les plus divers depuis le lamento déchirant du fidèle abandonné (Ps 22.1) jusqu’aux alléluias triomphants, en crescendo saisissant dans les derniers psaumes jusqu’à l’ultime tutti fortissimo où, tous instruments réunis, tout ce qui respire est entraîné à louer le Seigneur (Ps 150).

Des dièses et des bémols
Après ce final grandiose, final avant la fin, évidente anticipation d’un règne divin dont la pleine manifestation est encore attendue, la suite paraît bien modeste et timide. Du ministère de Jésus et de la vie des premières communautés chrétiennes quelques notes s’échappent. Juste assez semble-t-il pour confirmer que le chant n’est pas voué à disparaître dans la nouvelle alliance. Il accompagne Jésus la veille de sa mort (Mt 26.30) et les missionnaires en prison (Ac 16.25), montrant par là qu’il n’est pas une simple activité de détente, mais peut soutenir l’âme dans les épreuves les plus dures. Quelques exhortations apostoliques (Ep 5.19 ; Col 3.16) confirment son utilité pour instruire et exhorter. Mais on est loin de l’enthousiasme de certaines pages de l’Ancien Testament. Même si l’Apocalypse ponctue chaque nouveau dévoilement du plan divin d’un cantique auquel se joignent des foules nombreuses, même si l’instrumentation musicale y retrouve une mention explicite, la description finale de la nouvelle Jérusalem (Ap 21-22) qui parle d’or, de pierres précieuses, d’architecture, reste muette sur la musique. La dernière notation musicale du dernier livre de la Bible nous laisse sur le registre négatif de la fin de Babylone où l’on n'entendra plus jamais les joueurs de lyre, les musiciens, les joueurs de flûte ou de trompette (Ap 18.22). Bien que le texte évoque davantage les menaces d’Ésaïe (Es 24.8) ou d’Ézéchiel (Ez 26.13) que les débuts de l’humanité, la conjonction des instruments à corde et à vent, caractéristique des inventions du début de la Genèse, nous ramène à l’introduction. Commencée piano et en mineur, l’évocation musicale biblique s’achève sur le même ton.
Dans le débat contemporain sur la place de la musique dans la piété chrétienne, sur les critères qui devraient permettre de valider ou d’invalider tel genre musical, la Bible est souvent sollicitée de manière partielle. L’impression que dégagent des grandes lignes de son message devrait précéder toute exploitation hâtive de tel exemple ou détail. Risquons quelques propositions.

Une partition à déchiffrer
Au vu de la place faite à la musique dans la révélation biblique, l’importance que l’on tend à lui accorder aujourd’hui n’est-elle pas excessive ? Vigueur des débats, place toujours plus envahissante dans le culte et de quasi-monopole dans les rassemblements de jeunes, achat de matériel toujours plus coûteux, tensions donnant l’impression que la vie de la communauté dépendrait de la présence ou de l’absence de telle forme ou de tel instrument, le risque existe de valoriser à l’excès un aspect de la piété, digne d’intérêt, certes, mais à côté d’autres aspects qui méritent plus d’attention tels que l’annonce de la Parole, la prière, l’enseignement, l’entraide. Le temps fort de l’époque de David qui n’est pas resté sans lendemains puisque jusqu’après l’exil subsistent encore des familles de chantres et de musiciens, laisse la voie ouverte à la recherche de la qualité, même professionnelle, mais que cela reste une ouverture, une joie, sans devenir une obsession.
Le caractère ambivalent de la production musicale, que révèlent notamment des expériences musicales contrastées, chants et danses après la traversée de la mer Rouge et devant le veau d’or, effets opposés chez Saül et de la rencontre avec les prophètes musiciens et de la thérapie de David, invite au discernement. Sans parler ici de la recherche de critères musicaux objectifs, la seule mise en œuvre des critères subjectifs, motivations réelles, qualité de la relation avec Dieu et avec les frères, pourrait déjà prévenir bien des fausses notes spirituelles.
S’il est un principe qui ressort clairement et constamment de l’Écriture, c’est la primauté de la parole sur la musique. De l’œuvre musicale de David, il ne nous reste que les mots. Dans ses deux exhortations jumelles aux Éphésiens et aux Colossiens, Paul insiste sur le rôle de la parole. Aux Éphésiens, il recommande de se « parler » par des psaumes, des hymnes des cantiques spirituels (Ep 5.19), aux Colossiens, de s’instruire et de s’exhorter par le même moyen (Col 3.16). Les derniers hymnes de l’Apocalypse qui, au début du chapitre 19, proclament le triple alléluia final sont introduits chaque fois par le verbe « dire » rappelant ainsi une dernière fois, et jusque dans le ciel, que la musique est au service des paroles et non l’inverse. Source : Construire Ensemble Pr. Emile Nicole


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MessageSujet: Oh musique céleste, où tout se réunit pour un accord parfait !   Jeu 25 Juin - 7:41

Tu es le plus beau des fils de l’homme. {Psaume 45:3}

Toute la personne de Jésus n’est qu’une perle, et sa vie n’est qu’une expression d’un sceau. Il est entièrement complet ; pas seulement dans ses nombreuses parties, mais comme un entier tout glorieux. Son caractère n’est pas un amas de belles couleurs mélangées confusément, ni un tas de pierres précieuses posées soigneusement l’une sur l’autre ; il est une image de beauté et un pectoral de gloire. En lui sont toutes choses de bonne réputation et en leur place, précise, et ajustées forment un bel assemblage l’une avec l’autre. Pas un trait de sa personne glorieuse n’attire l’attention au dépend des autres mais il est parfaitement et entièrement aimable.

Oh Jésus ! Ta puissance, ta grâce, ta justice, ta tendresse, ta vérité, ta majesté et ton immutabilité font de toi un homme, ou plutôt un homme Dieu tel que ni le ciel ni la terre en ont jamais vu ailleurs. Ta tendre enfance, ton éternité, tes souffrances, tes triomphes, ta mort, et ton immortalité, sont toutes tissées en une magnifique tapisserie sans couture ni accroc.


Tu es musique sans note discordante, tu es multiplicité et pourtant non divisé, tu es toutes choses et pourtant pas diversifié. Comme toutes les couleurs jointes en un resplendissant arc-en-ciel, ainsi toutes les gloires du ciel et de la terre se rencontrent en toi et s’unissent si merveilleusement qu’il n’y a personne comme toi en toutes choses ; non, si toutes les vertus des plus excellents étaient assemblées en une gerbe, elles ne pourraient rivaliser avec toi ; tu reflètes toute perfection. Tu as été oint de l’huile de myrrhe et de casse, que Dieu t’a réservée pour toi seul, et quand à ton parfum, il est comme le parfum saint à la ressemblance duquel aucun autre ne peut être comparé, même avec l’art du parfumeur, chaque épice est un parfum, mais la composition est divine.

Oh, symétrie sacrée !
Oh, assemblage rare de tant de perfections !
Oh musique Céleste, où tout se réunit pour un accord parfait !
Ch. Spurgeon

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MessageSujet: Re: La musique   Jeu 25 Juin - 14:51

Y a-t-il une bonne et une mauvaise musique?

Juger objectivement de la qualité d’une musique est impossible. Repérer ses effets sur nous est une piste plus prometteuse.

«La musique adoucit les mœurs», dit-on! Pourtant, des armées continuent de mener leurs troupes au combat sur des airs musicaux!

Du côté purement technique, nous pourrions affirmer qu’il n’y a pas une bonne ou une mauvaise musique, mais seulement «la musique», dans la neutralité des notes, des rythmes et des portées qui la composent. Comme le langage, la musique est aussi expression de ce que nous vivons ou ressentons. Ainsi l’a écrit, avec poésie, le philosophe Emmanuel Kant: «La musique est le langage des émotions». C’est la raison pour laquelle elle tient une place si importance dans la Bible et dans l’expression religieuse de toutes les époques. Comment mieux exprimer sa foi et son amour pour Dieu qu’en l’exprimant à travers des mots et une musique qui dit parfois l’indicible?

Pour le compositeur de jazz, Duke Ellington: «Il n’existe que deux sortes de musique: la bonne et la mauvaise». Mais les appréciations des uns ne sont pas celles des autres. Chacun considère sa bonne ou sa mauvaise musique, en fonction de son arrière-plan, de son vécu, de sa connaissance des compositeurs ou des interprètes, de son éducation musicale en somme.

La musique: un choix
Selon nos humeurs, nous savons apprécier une musique plutôt méditative, lorsque nous avons besoin de repos, plutôt engageante lorsque nous avons besoin de courage. Puisant dans le répertoire qui est le nôtre, différent pour chacun, nous savons choisir la musique appropriée. Pas toujours aussi judicieusement au regard de certains, plus qualifiés en la matière! Mais reconnaissons que c’est là affaire de goût et de connaissances, de culture et d’apprentissage.

Pourtant, avec le compositeur baroque Jean-Sébastien Bach, la question ne se pose pas: «Le but de la musique devrait n’être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes». Ce piétiste déclaré va même jusqu’à affirmer que l’on ne peut nommer «musique» autre chose. «Si l’on ne tient pas compte de cela, il ne s’agit plus de musique mais de nasillements et beuglements diaboliques», poursuit-il. Peut-on être aussi catégorique?
Je serais tenté d’accorder une part de vérité à l’affirmation de la chanteuse contemporaine Björk pour qui «la musique n’est pas une question de style mais de sincérité». Mais comme la sincérité n’est pas suffisante, je fais en sorte de bien réfléchir au choix de telle ou telle musique et à ses conséquences, histoire que la musique ne me rende ni violent ni absent ! Marc Deroeux


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MessageSujet: Re: La musique   Ven 26 Juin - 6:37

Une consolation éternelle, {2Thessaloniciens 2:16}

« Consolation ». Il y a une musique dans ce mot : Comme la harpe de David, il chasse au loin l’esprit mauvais de la mélancolie.

C’était un grand honneur pour Barnabas que d’être appelé « le fils de consolation » ; mais c’est un des noms les plus illustres de quelqu’un de plus grand que Barnabas, car le Seigneur Jésus est « la consolation d’Israël ». « Consolation éternelle » : voilà la crème de tout, car l’éternité de consolation en est la couronne et la gloire. Qu’est-ce que la « consolation éternelle » ? Elle sous-entend un sens du péché pardonné.

Un chrétien a reçu dans son cœur le témoignage de l’Esprit que ses iniquités sont chassées comme un nuage, et ses transgressions comme une nuée épaisse. Si le péché est pardonné, n’est-ce pas une consolation éternelle ? Ensuite, le Seigneur donne à son peuple un sens durable de l’acceptation en Christ. Le chrétien sait que Dieu regarde sur lui comme se tenant en union avec Jésus.

L’union au Seigneur ressuscité est une consolation du genre le plus durable ; elle est, en fait, éternelle. Si la maladie nous atteint, n’avons-nous pas vu des centaines de croyants aussi heureux dans la faiblesse de leur maladie qu’ils l’auraient été dans la force d’une santé vigoureuse et florissante ? Si les flèches de la mort nous percent le cœur, notre consolation ne meurt pas, car nos oreilles n’ont-elles pas entendu souvent les chants des saints qui se réjouissaient de ce que l’amour vivant de Dieu a été répandu à profusion dans leurs cœurs au moment de la mort ? Oui, un sens de l’acceptation dans le Bien-aimé est une consolation éternelle. D’ailleurs, le chrétien est convaincu de sa sécurité.

Dieu a promis de sauver ceux qui ont confiance en Christ : le chrétien a confiance en Christ, et il croit que Dieu sera aussi bon que sa parole, et le sauvera. Il sent qu’il est sans danger en raison de son existence qui est liée avec la personne et l’œuvre de Jésus. Ch. spurgeon


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MessageSujet: Musique et foi   Ven 26 Juin - 15:04

MUSIQUE ET FOI

Le guitariste Lucien Battaglia, qui fut l'élève du grand Segovia, interrogé sur les rapports de sa pratique musicale avec sa foi en Jésus Christ, a répondu notamment ce qui suit.

Se garder dans l'humilité, pour un artiste chrétien, n'est rien d'autre que l'expression toute simple de la vérité. Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? demande saint Paul. Et si tu l'as reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu?

Je m'efforce de mettre à sa juste place le travail musical une préparation aussi complète que possible dans le cadre de mes obligations. Ayant accompli le possible, je remets ensuite à Dieu ce travail nécessairement imparfait, afin qu'il daigne le bénir et le faire fructifier. De même, je m'efforce de me délivrer du trac et de rester dans la paix, en priant avant chaque spectacle, jusqu'à ce que j'aie la certitude d'avoir obéi au précepte évangélique : Humiliez-vous sous la puissante main de Dieu... déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous.

Il n'appartient pas à un artiste chrétien de souhaiter être élevé. En se gardant de tout désir de vaine gloire, on se débarrasse de la source principale du trac.

Enfin et surtout, il me paraît essentiel de me garder transparent devant Dieu en confessant tout péché qui attristerait son Esprit Saint, et de prier pour que chaque personne du public perçoive à travers ma musique quelque chose de la beauté, de l'amour, de la paix du Seigneur.

Pour cela, je dois prier afin de ne pas être un obstacle, car la vanité, l'orgueil prétendument légitime de l'artiste est un chiendent toujours prêt à repousser...

L'expression musicale ne peut être dissociée de son "vecteur" humain. On joue comme l'on est, ce que l'on est la tricherie n'est pas possible. Le musicien chrétien sera donc perçu dans la vérité de son état spirituel réel.

Cela n'implique pas à priori un niveau technique élevé: des musiciens débutants peuvent faire ressentir la richesse de leur vie intérieure, alors que de grands virtuoses peuvent offrir des coquillages aussi splendidement nacrés que vides de toute richesse spirituelle - ou même humaine quelquefois.

Cependant, on prendra garde de ne pas suspecter toute "technicité", ni de glorifier l'ignorance et l'amateurisme sous le prétexte que l'Esprit suffit. Or, comme disent les Proverbes, le manque de science n'est bon pour personne, et celui qui précipite ses pas tombe dans le péché. Que de fois, sous prétexte de spontanéité plus ou moins charismatique, on précipite ses pas en négligeant la discipline bénie de l'étude et le temps de la maturation !

Sommes-nous toujours bien conscients de la majesté de Celui qui nous appelle ?

Célébrez Dieu en musique, célébrez-le! dit un psaume.
Célébrez notre roi, célébrez-le!
Car le roi de toute la terre, c'est Dieu.
Célébrez-le par le chant le plus beau ! Roger BARILIER

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MessageSujet: Ecoutez leur musique: "Soyez dans l'allégresse"...   Sam 27 Juin - 7:39

Cieux réjouissez-vous ! Terre sois dans l’allégresse ! Montagnes éclatez en cris de joie ! Car l’Éternel console son peuple, et il a pitié des misérables ! {Esaïe 49:13}

Telles sont les consolations du Seigneur, que non seulement les saints qui en sont les objets, mais les cieux et la terre même chantent ensemble de joie. Il est difficile de faire chanter ne montagne, et cependant le prophète en convie tout un chœur.

Le Liban et l’Hermon et les lieux élevés de Basçan et de Moab, il veut tous les voir psalmodier à cause de la grâce qui est faite à Sion. Et nous, ne pouvons-nous pas changer nos montagnes de difficultés, d’épreuves, de soucis ou de travaux, en occasions de louer notre Dieu ? « Montagnes, éclatez en cris de joie ! »

Cette déclaration que Dieu a pitié des misérables est accompagnée comme d’une volée de cloches qui sonnent toutes ensemble. Ecoutez leur musique : « Réjouissez-vous ! » « Soyez dans l’allégresse ! » « Eclatez en cris de joie ! » Le Seigneur veut que son peuple soit dans la joie à cause de son amour inépuisable.

Il ne nous veut ni dans la tristesse, ni dans le doute, mais réclame de nous l’adoration de nos cœurs croyants. Il ne peut pas nous faire défaut ; comment soupirer ou être maussade comme s’il nous voulait du mal ? Donne-nous, Seigneur, une harpe joyeuse et la voix es chérubins qui chantent devant ton trône ! Ch. Spurgeon


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MessageSujet: L'origine de la musique Gospel   Sam 27 Juin - 14:56

L'origine de la Gospel musique (Louange)

Quelle musique inspirée que le Gospel! Elle est capable d'évoquer les sentiments les plus profonds de l'âme : de l'exultation à l'angoisse profonde avec toujours une forte espérance.

Son influence musicale a depuis longtemps débordé la musique sacrée. Puisque, sans que l'on puisse lui attribuer la paternité du Jazz, elle l'a fortement influencé et est directement à la racine de la Soul Musique. C'est une musique populaire et sacrée qui devrait inspirer les compositeurs de chants de paroisses. Comment se fait-il en effet que les airs écrits après les années 70 nous paraissent maintenant ringards, allons-nous zen… sur les plaaaces… et alors que des hymnes Gospel sont eux toujours d'actualités et indémodables?

La différence c'est que d'abord ils sont inspirés et qu'ensuite ils sont ancrés dans une tradition. La musiquette religieuse des années 70 a voulu s'inspirer d'une esthétique à la mode et sans racine, comme résultat aujourd'hui c'est démodé. Au contraire, des musiques ancrées dans une tradition comme les musiques du Père André Gouze avec des racines grégoriennes ou byzantines) ou le gospel échappent aux modes et inspirent une profondeur universelle. Dernier point pour ce qui est de la tradition, Gouze, comme le Gospel, s'appuie sur nos plus belles traditions littéraires et musicales : les Psaumes, les dons de Dieu sont pour toujours et les grâces qui ont été données à nos Pères, nous en héritons et devons les faire fructifier. C'est pourquoi la créativité et la tradition ne s'opposent pas.

Les types de musique Gospel
On peut distinguer 4 types de musique appartenant au "Gospel" :
Les hymnes protestants qui ont été écrites au 18e siècle;
Les spirituals, issus de l'expérience collective des esclaves, anonymes et transmis oralement;
Les hymnes gospels des compositeurs noirs du 19e ou du 20e siècle;
Et enfin les gospels songs qui intègrent des éléments profanes dans leur musique.

L'origine de la musique Gospel
Tout commence en Amérique du nord avec l'arrivée des esclaves noirs en 1612. Les esclaves en provenance d'Afrique n'avaient pas le droit d'exprimer leur culture et leur style musical. Cependant ils avaient trouvé une autre forme d'expression musicale : "Les Worksongs" improvisations à capella d'un chanteur reprises par un chœur. Cette forme d'expression musicale était utilisée dans les champs de coton comme messages codés. Un profond mouvement religieux a marqué le 18e siècle, les noirs ont découvert la religion chrétienne et l'ont adoptée massivement. La condition de souffrance et de déracinement du peuple noir en Amérique ressemblait à celle des hébreux captifs en Égypte. C'est pourquoi on retrouve surtout des thèmes et des personnages de l'Ancien Testament dans les spirituals. La libération du peuple d'Israël était quelque chose de très concret et leur terre promise était alors le Canada où l'esclavage n'était pas autorisé. C'est dans les réunions d'esclaves que les premiers spirituals sont apparus. Ils ont ajouté de la polyphonie du chant monodique des missionnaires ainsi que des improvisations richement ornementées.

Après 1865, des chorales des universités noires ont commencé à chanter des spirituals à un plus vaste public dans les universités noires. C'est à cette époque que les parties à 4 voix ont été écrites telles qu'on les retrouve aujourd'hui dans les quartets vocaux.
Au début du XXe siècle des pasteurs itinérants intégrèrent cette musique pour soutenir leur prédication et leur évangélisation. C'est le début du Gospel qui s'est ensuite introduit dans les cultes religieux.

C'est vers 1940, avec des solistes concertistes comme Mahalia Jackson que le Chant gospel et devenu objet de concert et d'une diffusion commerciale touchant par-là même un public bien plus large tout en conservant sa profondeur religieuse. GOSPEL, signifie : Évangile. Dans les années 1960 aux États-Unis le Révérend M. Luther King fait revivre ces chants et les réadapte pour défendre les droits du peuple noir. Spiritual, chant religieux traditionnel appartenant essentiellement à la culture afro-américaine (negro-spiritual), mais que l'on trouve aussi dans certaines traditions musicales blanches.

Les spirituals des Blancs remontent au début du XIXe siècle, à l'époque de la vague du réveil religieux prêché chez les colons par les missionnaires. Ces chants prenaient leurs racines dans les hymnes traditionnels, les ballades religieuses, les chansons profanes et les hymnes méthodistes du compositeur anglais Isaac Watts, notamment. Ils s'inspiraient également de la pratique en vigueur dans les églises coloniales, où le pasteur chantait les versets d'un psaume, repris en chœur par l'assemblée. Les spirituals étaient souvent improvisés à partir de fragments mélodiques connus et de versets libres parlés ou chantés par le récitant, et ponctués d'interjections de l'assemblée comme "Glory, Alléluia". Il semble que la mélodie était chantée par les ténors aigus, entourés des voix de femmes et de basses, produisant une sonorité poignante. Le morceau The Battle Hymn of the Republic, du poète américain Julia Ward Howe, s'inspire de la mélodie et de la forme des spirituals de cette époque.

Bien que remontant probablement aux périodes de réveil religieux du XVIIIe siècle puritain, les premiers spirituals chantés par les esclaves noirs sont attestés aux environs de 1825-1850. Ces negro-spirituals et les spirituals blancs avaient de nombreux points communs. Blancs et Noirs se retrouvaient au cours de certaines cérémonies religieuses et autour des feux de bivouacs, favorisant les influences musicales et la fusion d'anciennes traditions africaines avec les hymnes méthodistes protestants. Les deux utilisent la gamme pentatonique, une ornementation mélodique importante et une structure en forme d'appel réponse qui rappelle la musique africaine. Les negro-spirituals présentent également une parenté mélodique et rythmique importante avec les chants d'Afrique occidentale. Ils recouraient aussi à la pratique du ring-shout, sorte de danse extatique d'origine américaine. Les negro-spirituals utilisaient le style vocal africain, ainsi que l'accompagnement polyrythmique consistant à claquer des doigts, frapper dans les mains ou taper des pieds. Jusqu'à la guerre de Sécession, l'harmonie était absente, comme dans Deep River et Roll, Jordan, Roll. Ils servaient souvent de chants de travail et utilisaient un langage parfois ésotérique, permettant aux esclaves de coder des informations dont leurs maîtres ne comprenaient pas la signification, notamment afin de pouvoir s'évader.
Au début du XXe siècle, le terme de spiritual se trouva supplanté par celui de gospel, expression commerciale du spiritual moderne.... [size=18]http://armandogospelmusique.online.fr/ Source : louange.org

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Josy

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