
ANNE
Eprouvée, elle se réfugie en Dieu
Lire Luc 2 : 22 – 27 + Luc 2 : 36 – 38
Anne (Grâce - Faveur) était veuve, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Les femmes de cette tribu étaient renommées pour leur beauté; plusieurs sacrificateurs et rois y prirent leurs épouses.
Sa vie conjugale n'avait durée que 7 ans.
Dieu recommande d’avoir compassion des malheureux, au nombre desquels il compte les veuves. Deut. 10.18; Ps 68.6; 146.9; Pr 15.25; Jer 49.11 Elles peuvent retourner dans leur famille. Si leur père est prêtre, elles mangent comme lui des aliments sacrés {Le 22:13}. On attache de l’importance à ce que leur mari soit pleuré d’elles {Job 27:15}. Mais leur sort à toutes les époques est précaire, digne de pitié, surtout si elles ont des enfants en bas âge. Si elles n’ont pas de parent pour les défendre, elles sont à la merci des violents et des mauvais juges. On ne leur laisse rien {Ps 94:6,Job 22:9 24:3}.
Le Deutéronome déclare que Dieu est leur protecteur, et maudit qui leur fait tort {De 10:18 27:19}. Elles ont le droit de glaner (De 24:19,21}, elles seront invitées aux dîners et aux fêtes {De 14:29 16:11,14}. Les prophètes font de la protection de la veuve et de l’orphelin un acte essentiel de piété {Esa 1:17}.
L’Eglise primitive prenait soin des veuves indigentes Actes 6.1; Jas 1.27; 1Ti 5.3, 16 à condition qu’elles eussent au moins 60 ans et fussent dignes de cette assistance (v. 9, 10). De la fin du IIe siècle au IVe, les écrivains ecclésiastiques parlent de veuves âgées formant une sorte de confrérie chargée de s’occuper des femmes appartenant à l’Eglise, surtout des veuves plus jeunes et des orphelins. En 364 ap. J.-C., le synode de Laodicée abolit cette fonction.
Le Temple ayant été détruit, c’est Hérode le Grand qui édifia le Temple où Anne se tenait. Il incluait quatre cours successives, chacune plus exclusive que la précédente. La cours extérieure bien connue sous le nom de la cour des gentils était le seul endroit autorisé aux Gentils. La cours intérieure était divisée en deux sections : la cours des femmes (où Anne adorait) et la cours d’Israël. Les juifs des deux sexes pouvaient circuler dans la cours des femmes mais seuls les hommes pouvaient pénétrer dans la cours d’Israël. Enfin la cours des prêtres qui entourait la maison même du Temple n’était accessible qu’à ceux investis du sacerdoce Lévitique.
Encore jeune, Anne fut frappée par un deuil cruel, sa vie en fût bien sur affectée. Si Anne n’avait pas vécu ce deuil aurait-elle été cette prophétesse consacrée et fidèle ? Cette épreuve a contribué à la rendre prête pour le Royaume de Dieu, ce Royaume de Dieu qui est la sphère où Dieu règne, où sa volonté est respectée et accomplie.
Jour et nuit, dans la prière et le jeûne, elle se tient devant Dieu. Sans se lasser, elle prie continuellement. Alors même que les années passent, elle demeure inlassablement attachée à servir Dieu.
Comme pour les autres prophètes (Celui qui parle pour Dieu, qui interprète la volonté de Dieu - prédit l’avenir, révèle des vérités cachées, etc.) décrits dans la Bible, la prière est le fondement de son ministère prophétique. Toute son attention est fixée sur Dieu et ses projets. Comme Siméon, elle est prête pour accueillir Jésus au moment de sa présentation dans le Temple. Elle est devenue une intime de la présence de Dieu et elle connaît ses secrets. Dès qu’elle voit Jésus, l’inspiration divine lui fait déclarer que cet enfant est le Messie promis.
Elle était prophétesse, le statut de prophétesse représentait un honneur. Une femme chargée de parler de la part de Dieu était investie d'un privilège exceptionnel.
Elle ne quittait pas le temple : Ne veut pas dire qu'elle y résidait, mais qu'elle n'en manquait pas une cérémonie. Son attitude image sa communion avec Dieu et avec les autres croyants. Bunyan à écrit : " dispersez-vous des tisons, votre feu s'éteindra bientôt. Ce n'est pas pour y chercher des jouissances que nous devons nous réunir; c'est pour entretenir et cultiver à la fois notre vie spirituelle et celle des autres (Prov.18:1 - Mat.18:20). "Les chrétiens sont comme des fleurs dans un jardin; quand la rosée du ciel descend, et que la brise d'en haut vient à souffler, chacune arrose les racines de sa voisine."
Après avoir vu Jésus Anne fit deux choses :
1 - Elle loua Dieu : louer, c'est l'expression d'une profonde admiration s'exprimant par des paroles, des cris ou des chants adressés à la personne qui a suscité ces sentiments.
Dans le N.T. la louange est adressée aussi bien à Dieu qu'à Jésus-Christ. En Grec Aineô, signifie des cris d'admiration, de joie et acclamer, célébrer Dieu.
La louange s'exprime par des ovations joyeuses qui encouragent les autres à se joindre à la louange par des paroles, des chants, parfois des danses.
La louange et l'action de grâce sont les marques du peuple de Dieu (Eph.1:3-14 ; Phil.1:11 ; 1Pi.2:9), La louange est individuelle, mais aussi, sa place normale est dans l'assemblée des rachetés (Ps.22:23-24 ; etc.). La louange est quelque chose qui jaillit spontanément du cœur des croyants (Mc.2:12 ; Act.2:47 ; Lc.18:43) Même les difficultés et les épreuves n'empêchent pas de louer Dieu (Job 1:20-21 ; 35:10 ; Act.16:25) Il est important que nous nous exercions dès ici-bas pour notre vocation éternelle qui sera de louer Dieu (Eph.5:19 ; Col.3:16-17 ; Héb.13:15)
Il nous est recommandé de louer Dieu (Ps.150), et c'est ce que nous pouvons faire avec notre bouche, notre langue, de tout notre cœur, avec notre corps par des danses, des chants, avec des instruments de musique et par notre vie tout entière, dans tous nos actes ! (Phil.1:11) Ici, La louange est sortie spontanément de la bouche d'Anne - Qu'il en soit ainsi pour nous en toute occasion.
2 - Il est écrit : "Elle louait Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre Jérusalem " Elle a enseigné les autres sur ce qui concernait Jésus.
Que l’exemple de Siméon et Anne, nous donne du courage, afin que nous fassions parti aussi du grand nombre de femmes dont il est question au Ps. 68:11 il est dit : Le Seigneur dit une parole, et une foule de messagères annoncent cette bonne nouvelle :
Etant prophétesse, elle discerna que cet enfant était le Messie et elle n'hésita pas à le proclamer ! Elle fût ainsi la première personne qui évangélisa.
Quelqu'un a dit : "Témoigner c'est poser un regard sur Jésus-Christ et dire ensuite aux autres ce que l'on a vu ". Nous n'avons pas tous le don d'évangéliste, mais nous sommes tous appelés à évangéliser, à témoigner. Il n'y a pas d'âge pour cela, tout le monde est concerné que ce soit le petit enfant ou une femme âgée comme Anne.
Rappelons nous Rom.10:9-10 " En effet, si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton coeur, tu crois que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car celui qui croit dans son coeur, Dieu le déclare juste; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve.
Tout le nouveau testament insiste sur la nécessité du témoignage. Nous ne pouvons être disciple de Christ dans ce monde qui l'a crucifié, sans nous identifier à lui et prendre position pour Lui.
Un témoin ne peut dire que ce qu'il connaît, que ce qu'il a vu et entendu. Tout ce que nous pouvons dire au monde c'est ce que nous connaissons de Jésus dans notre expérience. Dieu s'attend à ce que nous apportions courageusement notre témoignage et Il nous garantit le soutien de son Esprit pour l'appuyer (Jn.15:26-27)
Le Seigneur nous appelle "La lumière du monde" "Le sel de la terre". Jésus ne dit pas : tu dois être la lumière du monde, mais : "tu es la lumière du monde" Comptons sur son Esprit pour rendre témoignage au travers de nous.
L’inspiration divine lui faisant déclarer que cet enfant était le Messie promis. Par l’esprit de prophétie qui l’animait, elle parlait de lui (de Dieu) et des glorieuses révélations qu’il venait d’accorder à son peuple.
Elle pouvait aussi certainement parler de l’accomplissement des prophéties qui annonçaient Sa venue !
Par ex. : Esaïe annonça l’invasion de Juda par les troupes assyriennes (8.5-10), mais aussi la venue, après cela (7.16ss.), d’un étrange enfant, qui naîtra d’une «jeune fille» : Emmanuel (7.14 ; 8.8), « Dieu avec nous » (8.10 ; 9.5). Il sera le *Messie, le fils de David tant attendu, sur qui reposera l’Esprit et dont la domination sera universelle (ch.11). - Michée 5 : 1 Il naitra à Bethléem - Esaïe 61 : 1-2 L’Esprit du Seigneur sera sur Lui… etc. …
Après avoir été affligés et consolés par Dieu lui-même, Anne pouvait consoler à son tour. Le mot de consolation évoque pour nous l’idée de chagrin. Mais le N.T. lui confère un sens beaucoup plus large, celui d’encouragement et d’exhortation prodigués par celui qui se tient à nos côtés en cas de besoin. Une leçon pratique se dégage pour nous tous de ce verset. Souvenons-nous que lorsque nous avons été consolés, nous devons chercher à transmettre cette consolation à autrui. Ne fuyons pas la chambre du malade ou le salon funéraire, mais soyons rapidement présents lorsque quelqu’un a besoin de notre consolation. Nous ne sommes pas consolés pour être rassurés, mais pour être des consolateurs. Quiconque n’a pas souffert et éprouvé la puissance de la grâce pour relever le courage, ne saurait offrir aux âmes affligées les vraies consolations. 2Corinthiens 1:3-4 «Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus–Christ, le Père qui est plein de bonté, le Dieu qui réconforte dans toutes les situations. Il nous réconforte dans toutes nos détresses, afin qu’à notre tour nous soyons capables de réconforter ceux qui passent par toutes sortes de détresses, en leur apportant le réconfort que Dieu nous a apporté » - Car Dieu nous console. Il est précisé que: Notre consolation abonde par Christ 2Cor1:5 - Le Saint esprit console: Jn.14:26 - Les Ecritures consolent: Rom.15:4
Ainsi consoler est un commandement, nous voyons cela en 1Thes.4:18 Consolez-vous les uns les autres. 1Thes.5.14 : consolez ceux qui sont abattus - La source de cette consolation se trouve toujours dans l'amour de Christ. Dans le N.T. "consolation" = Parakaleïn et ses dérivés signifient = Enseigner, exhorter, consoler, encourager, supplier, fortifier, avertir.
Comme Anne réfugions nous dans le Seigneur. Servons le Seigneur et notre prochain !
Prions et louons Dieu - Prenons courage, car nous aussi nous vaincrons. « Il est toujours bénéfique de louer le Seigneur ; cela égaie le jour, et éclaire la nuit ; allège la lassitude du labeur et adoucit le chagrin et la douleur. » Si cette saison est pour nous assombrie par les ailes noires de quelque grand chagrin, glorifions Dieu par une paisible confiance en lui.
Certainement Anne connaissait les encouragements donnés à Josué 1:9 Ce livre de la loi ne s’éloignera pas de ta bouche ; tu y méditeras jour et nuit pour observer et mettre en pratique tout ce qui y est écrit, car c’est alors que tu mèneras à bien tes entreprises, c’est alors que tu réussiras .Ne t’ai JE pas donné cet ordre : Fortifie toi et prends courage ? Ne t’effraie pas et ne t’épouvante pas, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras.
Quelles que soient les affaires que nous avons à traiter en ce monde, nous ne devons pas négliger cette lecture de la Parole, si utile.
Anne comme Josué et nous même devons nous encourager par les Promesses et par la Présence divines.
Anne en se tournant vers Dieu dans son épreuve, en se consacrant à Dieu, en restant en communion avec Lui et avec les croyants obtint une vie lumineuse,
Elle ne s'est pas laissée aller à s’apitoyer sur elle-même. Remarquons que la consolation Biblique n'est pas faite de résignation mais elle est positive, active et due à une intervention de la puissance divine dans la faiblesse humaine.
Malgré son chagrin, Anne à persévérée dans sa consécration à Dieu.
Suivons son exemple quoi qu'il nous arrive. Donnons nous au Seigneur d'une façon entière selon la lumière que nous avons aujourd'hui et demandons au Seigneur de nous révéler ce qui va à l'encontre de sa volonté dans notre cœur, chaque jour mettons nous en harmonie avec Lui.
Persévérons, la persévérance est un pouvoir de résister, de tenir bon; c'est rester fidèle dans la foi jour après jour. Héb.12:1 "courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus qui suscite la foi et la mène à la perfection" - Et alors : "Dieu qui est fidèle opèrera en nous le vouloir et le faire selon son bienveillant dessein".
Le chrétien est comme une plante créée pour la haute montagne qui se développe face à la souffrance et à l'adversité. Par exemple les gentianes des alpes, d'un bleu indescriptible ne poussent pas dans la plaine. Pour avoir ces couleurs là, il faut la tempête de l'hiver, la glace, la neige, le vent, l'altitude; il faut aussi la pureté d'atmosphère que la civilisation ne peut polluer.
Le chrétien est fait pour vivre près du ciel, dans l'éclat de la lumière de Dieu, il est pourtant face à l'adversité mais c'est ainsi que Dieu développe en lui le caractère de Christ.
La clef de la force spirituelle et de la croissance continue, c'est de plonger un regard attentif sur la Parole et de réagir ensuite rapidement selon ce qui est écrit.
Rappelons nous que la persévérance c'est la ténacité face au découragement et à l'opposition !
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Malgré leur âge avancé Siméon et Anne n’avait jamais perdu espoir de voir le Messie. Conduits par le st Esprit ils ont été les premiers à rendre témoignage de Jésus. Les aînés tenaient une grande place dans la culture juive. Les prophéties de Siméon et Anne revêtaient donc un caractère particulier. Notre société aujourd’hui valorise la jeunesse au détriment de la sagesse, et méprise souvent la contribution des personnes âgées. En tant que chrétiens prenons le contre-pied de cette philosophie aussi souvent que possible. Encourageons les aînés à partage leur sagesse et leur expérience. Ecoutons les parler. Offrons leur notre amitié et aidons-les à saisir des occasions de servir Dieu ! Josette Risnes